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Dossier produit
Le marché de la bio
L’organisation et l’évolution de la distribution bio

L’organisation et l’évolution de la distribution bio

On notera cependant que les consommateurs ne sont pas fidèles à un seul canal : 81 % achètent en GMS, 31 % dans le réseau bio et autant sur les marchés, 26 % chez les artisans, 22 % à la ferme, 7 % via un drive ou la vente en ligne, 15 % ailleurs (base consommateurs bio au moins une fois par mois, 2 % avec réponse « ne sait pas »).

Si on regarde dans le détail les 3,096 Mrd € vendus dans le circuit spécialisé, on s’aperçoit cependant que ce sont surtout les magasins bio organisés en réseau qui progressent. Selon les chiffres de l’Agence Bio en effet, ceux-ci ont réalisé 84 % (2,599 Mrd € :
28,4 % de PDM), les magasins indépendants n’ayant vendu que pour 497 Mio €, soit seulement 5,4 % de PDM. Il y a 6 ans, en 2012, les indépendants avaient encore 8,6 % de PDM contre 26,8 % pour les magasins en réseau.

En GMS, toutes les grandes enseignes ont dans leur assortiment des MDD bio, avec des prix bas (15 à 30 % moins cher), qui participent à leur croissance, en sus d’un assortiment qui s’élargit régulièrement, mais en général limité à quelques centaines de produits : Auchan, Carrefour, Casino, Intermarché, Leclerc, Monoprix, U... Même les discounters proposent de plus en plus de bio en MDD : Aldi, Leader Price, Lidl, etc. Des MDD qui peuvent représenter jusqu’à 50 % des ventes bio, comme chez Leclerc.



Néanmoins, la part de marché du bio n’est pas la même dans toutes les enseignes : Monoprix serait le « champion », avec 10 % de son CA alimentaire en bio. Casino, Carrefour, Super U et Leclerc se situent entre 4 et 5 % et Auchan, Cora, Intermarché, Leader Price et Lidl entre 3 et 4 %. Nielsen estime le potentiel du bio en GMS à 11% de PDM.

À fin 2018, il y avait en France un peu plus de 2 900 magasins bio (dont 240 ouvertures dans l’année écoulée, mais une centaine de fermetures) contre 2 826 en 2017 et 2 606 en 2016. Mi-2019, ce chiffre était passé à environ 3 020, répartis comme suit :

• Enseignes nationales 51 % (1 505 magasins), par ordre décroissant du nombre de points de vente : Biocoop, La Vie Claire, Naturalia, Bio c’Bon, L’Eau Vive, Naturéo, Satoriz, Les Nouveaux Robinson, Le Grand Panier Bio, La Vie Saine, So.bio ;
• Groupements 18 % (565 magasins) : Biomonde, Accord Bio, Les Comptoirs de la Bio, GVA Bio, GRAP (Groupement Régional Alimentaire de Proximité) ;
• Indépendants 31 % (949 magasins), certains ayant plusieurs points de vente comme Marcel & fils ou MyBioShop.

Comme on le sait, le paysage de la distribution spécialisée connaît actuellement une mutation, avec une arrivée des groupes de GMS sur le créneau. Chez Auchan, l’enseigne Cœur de Nature se limite pour l’instant à 2 magasins, et le groupe a annoncé la fermeture de son magasin Auchan Bio de Lille, faute de succès. Mais Leclerc a commencé à ouvrir des points de vente E.Leclerc Bio, visant 200 magasins en 2022, idem pour Carrefour Bio, qui a annoncé 120 magasins à la même échéance. Des objectifs qui semblent ambitieux à ce jour. De son côté, Intermarché est entré au capital des Comptoirs de la Bio, avec un objectif de 400 magasins d’ici 3 ans (environ 120 actuellement) et Carrefour a racheté la chaîne régionale So.bio, ouvrant en juillet 2019 à Paris son premier point de vente en dehors du Sud-Ouest.
Le marché croissant du bio n’a pas fini d’attirer les convoitises.


Sources : Agence Bio, Bio Linéaires, Nielsen, LSA